Les étudiants actuels semblent avoir oublié  qu’ils ne sont pas obligés de poursuivre des études universitaires. En effet, c’est un choix auquel ils ont consenti de leur plein gré sans qu’il soit question d’une quelconque rétribution. A ce titre, les bourses d’études, si nous ne nous trompons pas, sont et devraient être des contributions de l’Etat à certains étudiants, à ceux qui les méritent à cause de leurs conditions sociales ou grâce à… leur mérite.

Pourtant, la plupart d’entre eux, pour ne pas dire tous les étudiants, semblent s’imaginer que les bourses d’études sont un dû, une sorte de « salaire » dont les responsables étatiques doivent s’acquitter à leur endroit.

Certes certains brandiront toujours la menace d’un mouvement estudiantin qui, selon eux, pourrait ébranler jusqu’aux fondements de l’Etat.

C’est peut-être  vrai de leur point de vue,  néanmoins afin que des politiciens véreux ne procèdent à de récupération, la première mesure devrait être l’assainissement au sein de cette masse estudiantine où certains croient que tout leur est dû alors que leurs résultats ne suivent pas. Pourquoi, par exemple, ne pas y instaurer également une obligation de résultat afin de séparer le bon grain de l’ivraie ? Ainsi, les bourses pourraient être une sorte d’encouragement, de gratification aux meilleurs mais non plus distribuées comme des petits pains à tous ceux qui prétendent poursuivre leurs études. L’argent du contribuable serait ainsi mieux utilisé.

Par ailleurs, la médiocratie qui colle à la peau des Malgaches disparaitrait au fur et à mesure pour ne faire émerger de la masse que des étudiants « qui en veulent ».

Il y aura des « déchets », certes, mais c’est plus que logique car les étudiants ne pourront jamais tous faire partie de l’élite, ou à tout le moins devenir des diplômés dignes de ce nom. De toute façon, une reconversion de ceux qui n’ont pas « réussi » dans d’autres domaines est loin d’être honteuse car il n’est dit nulle part que la réussite dans la vie doit obligatoirement passer par l’obtention d’un « bout de carton », si glorieux soit-il.

Il ne faut donc pas confondre « rétribution » et « contribution » et surtout il faut que les étudiants mettent un bémol sur leurs exigences dont la plupart n’ont pas lieu d’être.

N. R.